enfance ensevelie en pied de page
SÈVE
Je serais une île évanouie les yeux si près de mes pieds
dans le creux de mes mains
Mes nuits sont des lueurs lointaines
Partage de la terre et ton corps se disloque
Poli par la nuit qui s'éclipse
Vision sourde nudité du vacarme
J'écris dans la doublure de nuits infinies, larges étoffes confidentes de mon cœur silencieux où sommeillent d'inconnues amours sans visages. L'écriture refuge invente alors des arabesques comme autant de signaux inspirés par la fuite de mes jours incendiés.
Je suis cet automne assiégé, repoussé, terrassé, écorce d'octobre au visage nuage qui capitule face aux mors de l'hiver, encre volatile échouée sur l'épiderme du ciel. Je suis matière stellaire boisée, chutes d'échardes astrales, copeaux de nuits disséminés sur la rose des vents.
