SÈVE




Partage de la terre et ton corps se disloque

J'écris dans la doublure de nuits infinies, larges étoffes confidentes de mon cœur silencieux où sommeillent d'inconnues amours sans visages. L'écriture refuge invente alors des arabesques comme autant de signaux inspirés par la fuite de mes jours incendiés.

Je suis cet automne assiégé, repoussé, terrassé, écorce d'octobre au visage nuage qui capitule face aux mors de l'hiver, encre volatile échouée sur l'épiderme du ciel. Je suis matière stellaire boisée, chutes d'échardes astrales, copeaux de nuits disséminés sur la rose des vents.

© 2026 Carnet poétique de Sylvain JULES. Tous droits réservés.
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