Et mes oreilles silex
Poli par la nuit qui s'éclipse
aube verte reflétée au fond de tes yeux prairie
j'entends bruire l'écho d'un secret
encore embrumé de pénombre
Je serais rétine de pierre
roulant le long de notre distance
vision absente acculée
dans la grotte du temps
Il nous manque ce sentier
tissé de menthes sauvages
entre nos paysages arides
fragrance de printemps absents
Ne demeure qu'une parole pétrifiante
ajournant mon rêve
terreau de milliers de poèmes
qui écrivent le tempo silencieux d'une fuite
Résonnent mes nuits améthystes
elles semblent héler cet «après»
tandis que je creuse
l'attente indéfiniment
Et mes jours solitaires
se
gravent mémoire
Seule respire l'écriture
contre mes oreilles silex
Ainsi brûlent mes nuits
